De Vienne aux accents du jazz musette, le Quatuor Anches Hantées a entraîné le public dinardais dans une aventure musicale aussi audacieuse que réjouissante. Jeudi 29 octobre, à l’auditorium Stephan Bouttet, Strauss Connections a fait dialoguer les époques et les styles, révélant toute la richesse d’une danse devenue universelle : la valse.
Compagnon de route du Quatuor Anches Hantées depuis 25 ans, le compositeur viennois Johann Strauss a été le point de départ d’un voyage où filiations et influences se sont croisées joyeusement.
Avec les clarinettistes Nicolas Châtelain et Sarah Lefèvre, Bertrand Laude au cor de basset et Élise Marre à la clarinette basse, le quatuor a exploré les multiples visages de la valse, dans un jeu de timbres et de couleurs qui a renouvelé l’écoute des pages familières. De Richard à Johann Strauss, de Tchaïkovski à Brahms, en passant par Chopin, Charles Koechlin et Mel Bonis, le programme a déployé des liens enthousiasmants. Avec La Valse des Anches hantées, création de l’accordéoniste et compositeur Vincent Peirani, la connexion s’est ouverte aux accents du jazz et du musette. C’est toute la réussite de Strauss Connections : faire entendre les correspondances plutôt que les différences, rapprocher musique savante et populaire, et transmettre aux nouvelles générations le plaisir d’une écoute sans frontières. Une proposition qui a fait le bonheur des familles et du jeune public, sans jamais sacrifier l’exigence musicale.
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Photos © Yves Marzin