Mercredi 28 octobre à l’auditorium Stephan Bouttet, la pianiste Aline Piboule a entraîné près de 170 spectateurs dans une traversée musicale entre les côtes françaises et britanniques. Au programme, Sarnia du compositeur anglais John Ireland et une rare transcription pour piano solo de La Mer de Claude Debussy. Un dialogue musical faisant écho au thème de cette 37e édition du festival : « La Traversée ».
Introduit par Yann Ollivier, directeur artistique, ce premier récital du festival a débuté avec Le Catioroc, premier mouvement de Sarnia, une œuvre inspirée par les paysages de l’île de Guernesey, dont elle emprunte l’ancien nom latin. Après cette ouverture saisissante, In a May Morning a apporté une touche de douceur printanière, avant que Song of the Springtides ne vienne conclure ce triptyque aux accents iodés.
Aline Piboule a ensuite traversé la Manche pour rejoindre l’univers de Claude Debussy, avec une interprétation de La Mer dans sa transcription pour piano solo signée Yann Ollivo. Sous les doigts de la pianiste, cette grande fresque symphonique a révélé toute sa richesse et ses nuances. Le voyage s’est ensuite achevé avec Dialogue du vent et de la mer, dernier mouvement de l’œuvre, avant le Clair de lune, offert en rappel. Conquis, le public a longuement applaudi Aline Piboule, saluant la sensibilité de son interprétation.
La traversée s’est ensuite poursuivie dès 20 h 30 au Théâtre Debussy avec Après la mer, un concert à la croisée du jazz et de la musique classique. Le saxophoniste Émile Parisien, le pianiste Roberto Negro et le Quatuor Anches Hantées ont pris le relais pour prolonger ce voyage musical, entre les genres et les horizons.
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Photos : © Jean Enders