37ᵉ édition : « La Traversée »

Du 27 au 31 octobre 2026, Dinard met le cap sur « La Traversée ». Pour sa 37e édition, le Festival International de Musique fait dialoguer les rives, les époques et les esthétiques : de Debussy au jazz, de la viole de gambe au flamenco contemporain. Cinq jours de concerts et de rencontres où des artistes confirmés et de jeunes interprètes sont invités à abolir les frontières musicales.

À la fin du mois d’octobre, l’estuaire de la Rance aura décidément des envies d’ailleurs. Sur la rive malouine, les marins de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe s’apprêteront à traverser l’Atlantique. À quelques encablures, Dinard choisira une autre manière de voyager : par la musique.

Le directeur artistique, Yann Ollivier, a placé cette 37ᵉ édition, programmée du 27 au 31 octobre, sous le signe de « La Traversée ». Traversées géographiques, bien sûr, de la Bretagne à l’Espagne, de l’Angleterre à la France, jusqu’aux terres de Saint-Pierre-et-Miquelon. Mais également traversées du temps, des répertoires et des genres. Musique ancienne et création contemporaine, récital et musique de chambre, jazz et classique, opéra et ballet s’y répondront.

Découverte, diversité et convivialité

Installé en automne pour la troisième année consécutive, pendant des vacances de la Toussaint, le festival a trouvé son rythme. Chaque soir, à 20 h 30, le Théâtre Debussy accueille l’un des grands concerts de l’édition. Autour de ces rendez-vous gravitent des concerts « découverte » à 18 h, des propositions destinées aux familles, des rencontres gratuites ou encore une dégustation musicale et œnologique.

Le festival est, cette année encore, un lieu de circulation : celle des artistes, puisque plusieurs interprètes resteront à Dinard pour passer d’un programme à l’autre ; celle des publics, grâce à des formats et des horaires pensés pour faire résonner la musique dans différents lieux de la ville. Le répertoire, lui aussi, se joue des frontières et préfère manifestement, cette année, les chemins de traverse aux catégories étanches.

Au total, cinq grands concerts, trois concerts découvertes, deux rendez-vous destinés aux familles et au jeune public, quatre rencontres musicales, un ballet et un concert-dégustation composeront cette 37ᵉ édition.

Au programme

LE FESTIVAL

JEUNE PUBLIC ET FAMILLES

RENCONTRES MUSICALES

37e édition, première bouchée

Hier soir, au théâtre Debussy, le Festival International de Musique de Dinard a ouvert son année musicale par l’un de ces rendez-vous dont la singularité fait désormais tradition : un concert-dégustation, prélude à sa 37e édition. Devant un parterre nombreux, comptant 166 spectateurs, la soirée a confirmé l’attachement du public dinardais à ce format particulier, où la rigueur de l’interprétation rencontre l’art de recevoir. Dans un climat de convivialité, les échanges se sont prolongés autour des tables, bien au-delà des dernières mesures.

Invité d’honneur, le mandoliniste Julien Martineau a donné à entendre les multiples visages de son instrument. Sous ses doigts, la mandoline a déployé une palette expressive qui a surpris autant qu’elle a séduit les spectateurs. De Bach à Brahms, en passant par Calace, Yann Tiersen et Asturias, la qualité musicale a été unanimement saluée ! « Je suis très heureux de jouer à Dinard dans cette région que j’aime », a confié l’artiste, manifestement touché par l’accueil.

La soirée revêtait aussi, pour Julien Martineau, une dimension particulière : véritable concert de lancement, elle précédait de quelques heures la sortie de son nouvel album, « La cinquième saison », dévoilé en avant-première au public dinardais.

À l’issue du concert, la tradition gourmande a pris le relais. Née de la collaboration entre le festival et le lycée hôtelier Yvon Bourges, la dégustation a une nouvelle fois démontré la pertinence d’un dialogue entre disciplines : une classe de 11 élèves, accompagnée par leurs enseignants Christine Facca et Philippe Verhoef, a imaginé un parcours gustatif directement inspiré du programme musical, mêlant identité bretonne et apports extérieurs. Farine de sarrasin, oignons de Roscoff et andouille de Guéméné ont ainsi croisé arancini, blinis et gougères du Jura. Un écho culinaire aux couleurs sonores de la soirée.

Après cette soirée réussie, la page se tourne désormais vers l’automne et la 37e édition. Dinard a donné hier son premier accord, le reste de la partition promet d’être à la hauteur.

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Photos : Jean Enders

Concert-dégustation complet : de nouvelles places mises en vente pour le concert seul !

La formule concert-dégustation du 22 janvier 2026 affiche déjà complet, confirmant l’engouement du public pour ce rendez-vous devenu incontournable. Bonne nouvelle pour les mélomanes : le concert seul est désormais ouvert à la vente au tarif de 16 € !

Fidèle à une tradition solidement ancrée, ce concert-dégustation inaugure chaque année la saison musicale en associant exigence artistique et art de vivre. Né de la collaboration entre le Festival et le Lycée hôtelier Yvon Bourges, ce format singulier a su séduire un public toujours plus nombreux par son alliance subtile entre musique et gastronomie.

Un rendez-vous musical d’exception au Théâtre Debussy

Le 22 janvier 2026, le public est attendu au Théâtre Debussy du Palais des Arts et du Festival pour une soirée placée sous le signe de la virtuosité. Invité d’honneur, Julien Martineau, figure de la scène internationale, mettra en lumière toutes les facettes de la mandoline à travers un programme éclectique et exigeant.

De Bach à Brahms, des couleurs italiennes de Calace à la poésie contemporaine de Yann Tiersen, sans oublier la fougue d’Asturias, le concert promet un voyage musical à travers les époques et les styles. Julien Martineau est reconnu pour la précision de son jeu, la richesse de ses nuances et l’élégance de son phrasé, offrant une approche renouvelée et expressive de son instrument.

Si la dégustation qui prolonge traditionnellement la soirée dans la salle Valery est désormais complète, l’ouverture de la billetterie “concert seul” à 16 € permet à un plus large public de profiter de ce moment musical d’exception.

Les Lavandières de la Nuit : la légende comme leçon d’écoute

Jeudi 20 novembre, près de 100 élèves des écoles dinardaises ont pris place dans l’auditorium Stephan Bouttet pour assister au spectacle Les Lavandières de la Nuit, proposé dans le cadre de la médiation scolaire du festival. Après les ateliers de découverte animés quelques jours plus tôt dans leurs classes, les enfants ont plongé au cœur de l’univers singulier créé par Marthe Vassallo et les artistes de l’Ensemble Mélisme(s).

Dès l’entrée dans la salle, les élèves ont retrouvé l’atmosphère mystérieuse évoquée lors des rencontres. Sur scène, les quatre chanteurs du chœur de chambre Mélisme(s), rejoints par l’accordéoniste Jérôme Pungier et le clarinettiste et chef de chœur Gildas Pungier, accompagnaient la voix profonde et captivante de Marthe Vassallo. Pendant 80 minutes, les récits d’Anatole Le Braz ont pris vie : ceux des lavandières nocturnes, âmes errantes venues laver les draps des disparus, figures à la fois inquiétantes et poétiques de la tradition bretonne.

Entre jeux d’ombres, nuances vocales et compositions mêlant musique savante et chants traditionnels, les élèves ont découvert une autre manière d’écouter une histoire : par la musique, le timbre des voix, la présence scénique. Loin d’effrayer, le spectacle a invité chacun à réfléchir au passage du temps, à la mémoire et à la création des légendes.

Pour beaucoup, ce fut un moment fort, où la découverte artistique a suscité l’émerveillement. Les élèves ont reconnu sur scène les artistes rencontrés lors des ateliers : un lien précieux, au cœur de la médiation culturelle voulue par le festival et la Ville de Dinard.

Avec cette représentation scolaire, le Festival International de Musique de Dinard confirme une nouvelle fois son engagement auprès des jeunes publics : offrir des rencontres sensibles, ouvrir à la diversité des répertoires et faire de la musique un langage commun, capable d’émouvoir, de surprendre et de relier.

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©Yves Marzin
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Immersion artistique pour les élèves dinardais

Jeudi 6 novembre, près de 90 élèves ont bénéficié d’une expérience artistique privilégiée dans le cadre du Festival International de Musique de Dinard. Cette journée de médiation culturelle, pensée comme un trait d’union entre jeunes publics et création musicale, a été animée par la chanteuse Marthe Vassallo, le chef de chœur Gildas Pungier et l’accordéoniste Jérôme Pungier, de l’Ensemble Mélisme(s).

La première session, organisée de 13h30 à 14h30 à l’école Debussy, a réuni 42 élèves des classes de CE2-CM1 et CM2. Les artistes ont présenté aux enfants leurs instruments et le spectacle Les Lavandières de la Nuit, joué au festival pour le grand public le 31 octobre dernier.

En fin d’après-midi, de 15h à 16h30, 47 élèves de l’école Notre-Dame de la Mer ont à leur tour exploré l’univers artistique de ce spectacle. Là encore, l’échange s’est révélé riche : curiosité, spontanéité et émerveillement ont rythmé cette rencontre qui a permis aux élèves de saisir la diversité des voix, des timbres et des émotions portées par la musique.

Au-delà de la découverte, cette médiation s’inscrit dans une démarche plus large d’éducation artistique et culturelle conduite par la Ville de Dinard et le festival. Elle se prolongera par un temps fort très attendu : la représentation du spectacle Les Lavandières de la Nuit, pour les scolaires, le jeudi 20 novembre à 14 h à l’auditorium Stéphan-Bouttet. Une occasion pour les élèves de retrouver sur scène les artistes rencontrés.

En initiant ces rencontres pédagogiques, le Festival International de Musique de Dinard confirme son rôle essentiel d’acteur culturel auprès des jeunes publics et poursuit sa mission : faire de la musique un vecteur d’émotion, de partage et d’ouverture.

Quand les mythes bretons hantent l’auditorium Stephan Bouttet

Vendredi 31 octobre, l’auditorium Stephan Bouttet s’est transformé en étrange lavoir d’outre-tombe. Dès l’entrée, au-dessus des têtes, du linge se balançait, donnant au décor une atmosphère fantomatique. Dans un coin, un chaudron laissait s’échapper une vapeur inquiétante, tandis qu’un tapis de feuilles mortes craquait sous les pas. Les services de la Ville avaient composé là un décor d’Halloween saisissant, où l’imaginaire reprenait ses droits.

Dans la salle, de familles et des enfants, parfois déguisés. Sur scène, quatre voix du chœur de chambre Mélisme(s), un accordéon diatonique confié à Jérôme Pungier, et la clarinette de Gildas Pungier, qui assurait aussi la direction, accompagnaient la voix chaude et ensorcelante de Marthe Vassallo, conteuse et soliste.

Durant 80 minutes, la Bretagne d’Anatole Le Braz a repris souffle. Celle des lavandières de la nuit, revenantes au linge maudit, qui lavent les draps des défunts et guettent, dans l’ombre, l’imprudent qui croise leur route. Dans un jeu d’ombre et de lumières, Marthe Vassallo habitait ses récits avec la ferveur d’une passeuse. Loin d’effrayer, dans ce spectacle, la mort se raconte, se chante et s’écoute. Les musiques se répondent, entre Verdi et Berlioz, entre Saint-Saëns et Augusta Holmès, entre mélodies savantes et chants traditionnels bretons.

Ce vendredi d’Halloween, les Lavandières de la Nuit ont rappelé aux festivaliers que la fragile frontière entre les vivants et les disparus n’est jamais tout à fait close mais se brouille parfois, le temps d’un concert.

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Au terme du voyage

Samedi 1er novembre, le 36ᵉ Festival International de Musique de Dinard s’est refermé au théâtre Debussy sur une ultime escale : Voyage au bout de la nuit. Une soirée de clôture pensée comme un long clair-obscur musical, où Schubert, omniprésent, servait de fil d’Ariane entre les ombres de la nuit et les lumières de l’aube.

Avant que ne s’élèvent les premières notes, Vincent Remy, maire adjoint à la culture, et Yann Ollivier, directeur artistique du festival, ont salué une édition marquée par cinq grandes soirées musicales, de l’Andalousie à l’opérette française. Le public, venu nombreux, retrouvait ce soir-là plusieurs artistes complices de la semaine, rejoints par le Quatuor Voce, invité d’honneur de cette dernière étape.

Le programme convoquait Schubert, compositeur de la nuit par excellence, auquel répondaient Lyapounov, Lourié, Auerbach, Schoenberg et Pärt. Piano (Jodyline Gallavardin), alto (Maud Chauvet), violoncelle (Pierre Fontenelle) et quatuor à cordes ont tissé un dialogue d’une grande cohérence, porté par la voix sensible de Noëmi Waysfeld, récitante et chanteuse. Les textes de Baudelaire, Céline, Goethe, Claudius et Proust ouvraient des haltes poétiques entre les œuvres. La Nuit transfigurée de Schoenberg et le dépouillement méditatif de Für Alina de Pärt ont offert les moments les plus suspendus d’un concert d’une profonde beauté. En rappel, Noëmi Waysfeld a interprété « Les sanglots longs » de Charles Trenet, refermant avec émotion une semaine d’automne musical à Dinard.

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En bande originale

Samedi 1er novembre, la mémoire du cinéma français s’est invitée à l’auditorium Stephan Bouttet. Intitulé La Nouvelle Vague… et après, le récital réunissait le pianiste Guillaume de Chassy et Stéphane Lerouge, figure incontournable de la musique de film.

Le public retrouvait Guillaume de Chassy après son Voyage d’hiver et Stéphane Lerouge, croisé la veille lors d’une rencontre à l’école de musique Maurice-Ravel. Les deux complices ont embarqué l’auditoire dans un dialogue entre piano et parole, érudition et émotion, réveillant les souvenirs d’une époque où Michel Legrand, Delerue ou Rezvani donnaient aux images la couleur du rêve et libéraient le cinéma français de son carcan illustratif.

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Sous les doigts de Guillaume de Chassy, les partitions de Michel Legrand, Georges Delerue ou Martial Solal retrouvaient leur éclat poétique, faisant fredonner le public. Stéphane Lerouge, intarissable conteur, ponctuait ces moments d’anecdotes savoureuses sur Truffaut ou Demy, d’un humour discret qui fit sourire la salle.

Noëmi Waysfeld, invitée surprise, a interprété « La chanson d’Hélène » avant d’offrir un ultime hommage à Barbara avec « Septembre (Quel joli temps) ». Un épilogue parfait pour ce récital qui tenait à la fois du ciné-concert et de la confidence, rappelant que la passion du cinéma, comme la musique, se partage autant qu’elle se transmet.

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L’esprit français a de la voix

Le Théâtre Debussy accueillait vendredi soir Le Beau Voyage, une soirée placée sous le signe de l’opérette française. Une escale pleine de charme, proposée par le Festival International de Musique de Dinard en partenariat avec Génération Opéra, structure dédiée à l’émergence des jeunes talents lyriques.

Ce beau voyage portait bien son nom. La soprano Camille Chopin, la mezzo-soprano Marion Vergez-Pascal et le ténor breton Kaëlig Boché, accompagnés par Louis Dechambre au piano, ont offert un florilège d’airs ciselés et pétillants, empruntés à Offenbach, Hahn, Messager, Lecocq, Yvain ou Chabrier. Autant de partitions qui rappellent que l’opérette française, loin d’être un divertissement désuet, demeure un art du raffinement et de l’esprit.

Heureux qui comme Dinard…

La soirée, construite en quatre volets – Portraits de femmes, L’amour rêvé, L’amour volage et L’amour en voyage – proposait une traversée sensible des figures féminines de l’opérette : ingénues, séductrices, rêveuses, souvent plus libres qu’il n’y paraît. L’ensemble révélait combien ces partitions, derrière leurs rires, offrent un miroir ironique de la société : satire de la morale bourgeoise, jeu avec les codes amoureux, espièglerie des situations. 

Le Festival International de Musique de Dinard s’achève ce samedi sur une double promesse. À 18h, à l’auditorium Stephan Bouttet, le pianiste Guillaume de Chassy et Stéphane Lerouge, spécialiste du cinéma, inviteront le public au récital La Nouvelle Vague… et après. Puis, à 20h30, au Théâtre Debussy, Le Voyage au bout de la Nuit réunira Jodyline Gallavardin (piano), Pierre Fontenelle (violoncelle), Maud Chauvet (récitante), le Quatuor Voce et Noëmi Waysfeld.

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Clair de luth sur Dinard

Vendredi soir, le Casino Barrière de Dinard affichait complet pour accueillir le récital d’Emma-Lisa Roux. Face à la mer, baignée par les dernières lueurs du couchant, la salle s’est peu à peu plongée dans la pénombre, comme pour mieux laisser place à la voix et au luth. Un cadre idéal pour ce programme intitulé Chanson à Soy, consacré aux musiques de la Renaissance française.

La musicienne, seule en scène, a ouvert son récital Chanson à Soy par des pièces de la cour de François Iᵉʳ. Sa voix claire s’accordait à la douceur du luth, restituant les chansons d’amour mélancoliques du XVIᵉ siècle, avant de glisser vers des pages plus sombres, amères, parfois vengeresses.

Entre les chansons polyphoniques de Claudin de Sermisy, Josquin Desprez ou Jean Richafort, la musicienne a alterné ricercari, fantaisies et danses de Francesco Da Milano ou Adrian Le Roy. Certaines pièces, transcrites par elle-même à partir d’œuvres écrites pour trois voix, ont révélé une sensibilité d’arrangeuse et d’interprète d’une rare justesse.

Devant un public recueilli, Emma-Lisa Roux a su faire renaître ces musiques anciennes sans les figer. Quand les dernières notes se sont éteintes, la nuit était tombée depuis longtemps sur Dinard, mais la magie demeurait : celle d’une musicienne qui, le temps d’un concert, a fait revivre la grâce de tout un siècle.

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Stéphane Lerouge, mémoire vive de Michel Legrand

Il pleuvait dru sur Dinard, au matin de ce vendredi 31 octobre. Mais l’averse n’aura pas découragé le public, venu nombreux à l’école de musique Maurice-Ravel pour assister à une rencontre d’exception : celle que Stéphane Lerouge, éminent spécialiste de la musique de film, consacrait à Michel Legrand. La salle était comble, attentive, conquise.

Présenté par Yann Ollivier, directeur artistique du festival, comme « la personne au monde qui connaît le mieux la musique de film », Stéphane Lerouge a, d’emblée, conquis son auditoire par une érudition généreuse et un humour fin, celui des conteurs qui savent transmettre autant que passionner. Co-auteur de l’autobiographie de référence J’ai le regret de vous dire oui (Fayard, 2018), il s’impose comme le gardien inspiré d’une mémoire musicale et cinématographique sans égale.

Avec passion, il a retracé la décennie féconde qui unit Michel Legrand et Jacques Demy : de Lola, où Legrand remplaça au pied levé Quincy Jones, jusqu’à Peau d’Âne. Dix années d’invention continue, de mélodies inoubliables et de connivence artistique. « Michel Legrand est une fontaine à musique », confiait Lerouge, évoquant ce jaillissement ininterrompu de thèmes et d’harmonies, cette capacité à mêler la musique populaire et la savante, le sacré et le jazz, la tradition et l’innovation constante.

La rencontre, ponctuée d’extraits de films et d’archives sonores parfois inédites, a fait revivre Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, L’Affaire Thomas Crown… autant de partitions devenues emblématiques d’un âge d’or du cinéma musical. Le public, suspendu aux anecdotes et aux digressions élégantes du conférencier, redécouvrait la singularité d’un créateur qui affirmait : « Je suis un homme en mouvement. »

En conclusion, Stéphane Lerouge a ouvert la discussion sur les héritiers contemporains de cette veine lyrique, comme Justin Hurwitz (La La Land), avant de répondre aux questions de la salle.

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Ce samedi, l’aventure se poursuivra sur scène : Stéphane Lerouge retrouvera le pianiste Guillaume de Chassy pour le récital La Nouvelle Vague… et après, autour des grandes musiques de film de cette période. Quelques places sont encore disponibles — à ne pas manquer pour prolonger la magie !

Le Voyage d’hiver : Schubert sous un autre climat

Noëmi Waysfeld et Guillaume de Chassy ont présenté, jeudi 30 octobre, Le Voyage d’Hiver au théâtre Debussy. Près de deux cents spectateurs ont suivi les pas d’un Wanderer moderne, égaré dans les neiges de Schubert et les ombres du souvenir.

Schubert, bien sûr, mais Schubert revisité. Dès les premières notes, on comprend que le voyage sera intérieur. La voix de Noëmi Waysfeld ne cherche pas l’imitation du chant schubertien : elle le traduit. Son timbre, nourri d’influences multiples — chanson française, yiddish, musiques du monde — donne à ces pages souvent figées dans la tradition une nouvelle résonance.

À ses côtés, Guillaume de Chassy déploie un piano d’une grande finesse, où percent des couleurs de jazz ou des élans improvisés, sans jamais trahir l’esprit de Schubert.

La dramaturgie conçue par Florient Azoulay et les paysages sonores d’Olivier Innocenti complètent ce dispositif poétique : bruits de pas, souffles, textures électroacoustiques dessinent le décor mental d’un Wanderer d’aujourd’hui, plus introspectif, toujours aussi romantique.

Le public, visiblement conquis, a salué longuement les artistes à l’issue du concert. En guise de bis, ils ont offert deux perles de Barbara — Septembre (Quel joli temps) et Göttingen —, comme un prolongement naturel de cette traversée des sentiments. Là encore, même simplicité, même intensité.

Le festival, quant à lui, se poursuit et entame sa quatrième journée sous le signe de la diversité. À 11h, une rencontre gratuite, sans réservation, a été consacrée à Michel Legrand, à l’école de musique Maurice-Ravel, en compagnie du spécialiste du cinéma Stéphane Lerouge. L’après-midi se poursuivra avec Les Lavandières de la Nuit, un concert dédié aux familles (dès 8 ans), avant Chansons à Soy à 18h — déjà complet —, porté par la luthiste Emma Lisa Roux. La journée s’achèvera avec Le Beau Voyage, en partenariat avec Génération Opéra : une soirée d’opérette française qui promet d’autres émotions, légères cette fois, mais tout aussi sensibles.

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Quand le piano donne la chair de note

Mené par la pianiste Jodyline Gallavardin, un Halloween musical aussi chic que choc a séduit le public dinardais, ce jeudi 30 octobre à l’auditorium Stephan Bouttet. 

Derrière le titre facétieux « Booh ! » se cachait en réalité un programme redoutablement construit, alliant humour, virtuosité et goût du risque. En convoquant les esprits du clavier, Jodyline Gallavardin a offert un véritable sabbat pianistique, où les esprits de Bach, Chopin et Stravinsky côtoyaient ceux de John Carpenter ou Danny Elfman. Une passerelle réjouissante entre les grands classiques et les musiques de films cultes, servie avec un sens du théâtre assumé et une technique souveraine.

La Toccata en ré mineur de Bach (revisitée par Busoni) ouvrait le bal avec solennité : la pianiste en faisait un portail gothique, majestueux, d’où surgissaient les ombres familières de Halloween de John Carpenter. Le ton était donné : la peur aurait du style. Sous ses doigts, le Lacrimosa du Requiem de Mozart, transfiguré par Liszt, prenait des accents presque cinématographiques ; la Marche funèbre de Chopin, elle, oscillait entre recueillement et ironie.

Entre ces piliers, Jodyline Gallavardin glissait avec malice des pépites inattendues : les cloches de Tubular Bells de Mike Oldfield, la Baba Yaga de Moussorgski surgissant dans une danse diabolique, et l’explosive Danse infernale du roi Katscheï tirée de L’Oiseau de feu de Stravinsky. Jusqu’à la pièce expérimentale The Banshee d’Henry Cowell — où la pianiste griffe les cordes du piano pour faire hurler l’instrument — avant de conclure sur l’irrésistible Serpent’s Kiss de William Bolcom, clin d’œil jazzy et jubilatoire.

Le public, conquis, a salué longuement ce récital aux mille visages. Entre frissons et sourires, « Booh ! » a prouvé qu’un concert d’Halloween pouvait allier exigence et plaisir. Un sort bien jeté !

Jodyline Gallavardin reviendra demain sur scène pour le concert de clôture Voyage au bout de la nuit, entourée de Pierre Fontenelle (violoncelle), Maud Chauvet (alto), Noëmi Waysfeld (récitante et chanteuse) et le Quatuor Voce.

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Vibrations tanniques

Ce jeudi 30 octobre, le festival conviait ses auditeurs à une expérience rare : un dialogue entre l’art du vin et celui du violoncelle. Sur scène, le musicien Pierre Fontenelle et le maître sommelier Christian Stévanin ont fait converser quatre crus et quatre partitions, unis par une même émotion : celle du partage.

Chaque œuvre semblait répondre à la robe, au bouquet, à la persistance d’un vin. Sous l’archet de Pierre Fontenelle, le violoncelle devenait tantôt velours, tantôt tanin, parfois même effervescence.

Christian Stévanin, en contrepoint, commentait les vins de la Cave d’Emeraude avec la verve d’un conteur, tissant des liens entre terroir et tempérament, cépage et cadence. À mesure que se mêlaient les accords et les arômes, naissait une harmonie presque synesthésique. Le public, attentif et conquis, goûtait autant le silence entre deux phrases musicales que la résonance d’un dernier accord sur la langue.

La dégustation s’accompagnait d’amuses-bouches salés de Ruellan Traiteur et de délices sucrés signés de notre partenaire Vent de Vanille. Délicates créations qui prolongeaient sur le palais les nuances et contrastes de cette symphonie sensorielle.

Un matin d’ivresse douce, à la mesure de Dinard : élégante, subtile, et curieuse de toutes les résonances de l’art.

Retrouvez dès janvier 2026, le concert-dégustation proposé en prélude de la 37e édition du festival !

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Les heures sensibles

Chroniques d’un passé recomposé. À la douce lueur des chandelles, le quatuor de La Compagnie Sensible a ouvert les portes d’un salon de musique ancienne pour retracer cinq siècles d’histoire musicale. Le public a été transporté, de l’aube de la Renaissance à la veine néo-classique du début XXᵉ, dans un voyage poétique où instruments anciens et voix s’unissent dans une même célébration de l’Histoire musicale.

Dans ce salon imaginaire, l’atmosphère semble suspendue au temps. Un temps retrouvé, revisité, reconquis. Le mobilier sonore se déploie dès l’appel au XVIᵉ siècle avec Pierre Clèreau et « La lune est coutumière ». Puis, l’univers s’élargit avec Albert Roussel (Ciel, aer et vens, 1924) et Maurice Ravel (Ronsard à son âme, 1924) qui, sans renier l’héritage ancien, en infusent la modernité sur un mode délicatement nostalgique. Les pénombres, l’enfance, le coeur à prendre et les « souvenirs d’amours » deviennent des tableaux successifs, joués avec une légèreté apparente — mais d’une précision d’orfèvre — par la guitare Renaissance, la viole d’amour, le théorbe, le luth et les voix de Pétronille Ancel, Maylis Moreau, Emma-Lisa Roux et Sylvain Chen.

Le récital insiste sur ce goût de l’évocation — romances et airs légers du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècle (Jules Massenet, Jean-Benjamin de Laborde, Vincent d’Indy…) — rendus avec autant de finesse que d’éloquence. Le dialogue entre instruments anciens et timbres vocaux s’y fait d’une simplicité charmante, avec beaucoup de justesse expressive. 

Sur ce fil ténu entre gravité et romantisme, le concert se clôt sur une véritable invitation à la rêverie. La Compagnie Sensible a été saluée d’applaudissements sincères. Une reconnaissance méritée pour ce travail de détail, cette curiosité musicologique assumée et ce goût pour la nuance. L’on ressort de cette soirée comme l’on referme un beau livre ancien : avec la satisfaction d’avoir vécu un moment rare, hors du tumulte quotidien, dans un autre espace-temps, celui de la musique et de la mémoire.

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L’esprit Schubert

Devant une salle comble, la pianiste Jodyline Gallavardin et le violoncelliste Pierre Fontenelle ont offert un récital d’une rare cohérence, tissant entre Schubert, Mendelssohn, Messiaen et Ginastera un dialogue sensible autour d’un lyrisme, hérité du lied. Une ligne mélodique que Schubert porta à son apogée.

L’𝐼𝑚𝑝𝑟𝑜𝑚𝑝𝑡𝑢 𝑒𝑛 𝑠𝑜𝑙 𝑏𝑒́𝑚𝑜𝑙 𝑚𝑎𝑗𝑒𝑢𝑟, dès les premières mesures, installe cette atmosphère intime. On retrouve ce climat d’équilibre parfait dans les 𝑉𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑂𝑝.17 de Mendelssohn, où le duo démontre une complicité exemplaire, tout en finesse, dans une architecture limpide qui rappelle la filiation directe avec l’élégance schubertienne.

Dans la 𝑆𝑜𝑛𝑎𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑟𝑝𝑒𝑔𝑔𝑖𝑜𝑛𝑒, Pierre Fontenelle, tout en retenue, fait chanter son instrument, soutenu par le jeu ample de Jodyline Gallavardin. De cette entente naît une émotion que le public, saisi, a longuement saluée.

Vient ensuite le choc du XXᵉ siècle. La 𝐿𝑜𝑢𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑡𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝐽𝑒́𝑠𝑢𝑠 d’Olivier Messiaen, puis la 𝑃𝑎𝑚𝑝𝑒𝑎𝑛𝑎 𝑛°2 d’Alberto Ginastera referment la soirée dans une explosion de rythmes et de couleurs. Gallavardin et Fontenelle s’y lancent avec fougue, leurs échanges traduisant une joie de jouer communicative. En guise d’adieu, l’𝐴𝑣𝑒 𝑀𝑎𝑟𝑖𝑎 résonne pour redonner à Schubert sa place première.

Retrouvez aujourd’hui les artistes de ce récital ! Pierre Fontenelle et le maître sommelier Christian Stévanin investiront le Palais des Arts et du Festival dès 11 h pour le concert-dégustation Vin et violoncelle. Puis, à 18 h, Jodyline Gallavardin présentera son programme « Booh », l’effrayant récital de piano. Enfin, à 20 h 30, Noëmi Waysfeld et Guillaume de Chassy proposeront « Le Voyage d’hiver« , d’après Franz Schubert.

Un jardin d’éveil musical

Un parfum d’émerveillement flottait, ce mercredi 30 octobre, à la médiathèque L’Ourse. Le spectacle Au Jardin avec Papagena a enchanté les très jeunes spectateurs. Conçu pour les tout-petits de 0 à 4 ans, ce délicat opéra sur-mesure invitait à une première rencontre avec la musique. Deux séances, deux jauges complètes, des rires et des regards écarquillés.

La soprano Claire Lairy incarnait une Papagena complice, presque magicienne. Son jardin, peuplé de sons, de gestes et de couleurs, s’est animé au fil de ses émotions. Quand la pluie s’invite, l’univers se métamorphose : les couleurs se ternissent, les mélodies changent, et la voix devient alors le fil conducteur d’un monde en mouvement. Les transitions, les nuances, la tendresse du timbre… Tout ici parle à la sensibilité de l’enfant !

Le spectacle explorait les premières émotions auditives comme autant de découvertes sensorielles. La voix de Claire Lairy ne “raconte” pas, elle invite à ressentir. C’est tout le génie de cette proposition minimaliste, où l’art lyrique s’épure jusqu’à redevenir langage universel.

Papagena n’en oublie pas les adultes : derrière la simplicité apparente se cache une intelligence musicale rare, une attention à la perception, au rythme naturel du regard et de l’écoute. Les parents — souvent aussi captivés que leurs enfants — ont savouré ce moment suspendu, entre berceuse et initiation.

Le matin, les enfants du centre de loisirs maternel de Dinard avaient eu la primeur de cette expérience, dans une ambiance joyeuse et pleine de curiosité. Tous sont repartis avec des étoiles dans les yeux.

Le Festival International de Musique de Dinard confirme son exigence et son ouverture : celle d’un festival pour tous les âges, où l’émotion musicale se transmet avant même les mots.

Et la magie se poursuit pour les familles : le 31 octobre, jour d’Halloween, le festival convie les parents et les enfants dès 8 ans à plonger dans l’univers mystérieux des Lavandières de la Nuit. Ce concert conté mêlera voix, musique et légende bretonne dans une atmosphère envoûtante, une autre manière d’éveiller l’écoute et l’imaginaire.

©Yves Marzin
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Car/Men, flamboyante ouverture

Il régnait hier soir au Théâtre Debussy une ferveur rare. Salle comble, applaudissements nourris, regards captivés : la 36ᵉ édition du Festival International de Musique de Dinard s’est ouverte sous le signe de la joie et du panache. Après les mots d’accueil de Vincent Remy, adjoint à la Culture, et de Yann Ollivier, directeur artistique, le rideau s’est levé sur Car/Men, ballet signé Philippe Lafeuille et interprété par la compagnie Chicos Mambo.

Un titre à double fond, pour un spectacle à double lecture : célébration du 150ᵉ anniversaire du Carmen de Bizet, mais aussi réinvention débridée d’un mythe universel — celui de la liberté, du désir et du jeu des identités. Huit danseurs et un chanteur se sont partagés la scène dans un feu d’artifices de styles et d’émotions, oscillant sans cesse entre le burlesque et la grâce, la parodie et la poésie.

La Carmen de Lafeuille n’est ni tout à fait femme, ni tout à fait personnage, mais plutôt une énergie, un mouvement perpétuel. Toréador, brigadier, muse… Chaque interprète incarne une facette du mythe, tandis que la musique de Bizet, réinventée, circule comme un fil rouge entre les corps. Le tout compose une fresque chorégraphique libre et joyeusement subversive, fidèle à l’esprit de la compagnie, déjà acclamée à l’international pour son spectacle Tutu.

Car/Men s’inscrit dans la lignée de ces œuvres qui ne citent pas, mais réinventent. Lafeuille y mêle avec élégance l’humour et la nostalgie, le théâtre et le cabaret, l’artisanat du geste et les technologies scéniques. On y rit, on y songe, on s’y laisse surprendre par des toréadors sur pointes, des volants virevoltants et une voix habitée — celle d’Antonio Macipe, qui insuffle au mythe une intensité nouvelle.

Le public dinardais ne s’y est pas trompé : standing ovation à l’issue du spectacle. En guise de final, Philippe Lafeuille lui-même est monté sur scène, invitant la salle à danser et fredonner ensemble sur des airs classiques mythiques. Une ouverture flamboyante pour un festival qui, une fois encore, conjugue exigence artistique et plaisir du partage.

Le Festival International de Musique de Dinard se poursuit aujourd’hui avec un programme foisonnant : l’opéra très jeune public (complet pour les deux séances), une rencontre musicale gratuite avec La Compagnie Sensible autour des instruments anciens, un récital Schubert & Co réunissant la pianiste Jodyline Gallavardin et le violoncelliste Pierre Fontenelle, et enfin le concert aux chandelles “Le voyage dans le temps”, véritable traversée poétique des salons musicaux du début du XXᵉ siècle.

Un festival plus que jamais ouvert sur le monde, ses musiques et ses élans — à l’image de cette Carmen réinventée, libre et insaisissable. Olé !

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Christian Stévanin : quand le vin épouse la musique

Pour la seconde année consécutive, le maître sommelier Christian Stévanin participe au Festival International de Musique de Dinard. Jeudi 30 octobre, il accompagnera le violoncelliste Pierre Fontenelle pour un concert-dégustation au Palais des Arts et du Festival. Rencontre avec un passionné, mélomane et poète, qui fait dialoguer l’art du vin et celui de la musique.

Il parle du vin comme une symphonie, et de la musique comme un grand cru. Dans le regard de Christian Stévanin, maître sommelier et poète discret, se reflète une vie entière consacrée aux plaisirs sensibles : ceux de l’écoute, du goût, des mots. Arrivé à Dinard en 1990 comme professeur au lycée hôtelier, il n’a cessé de transmettre son enthousiasme. Chez ce passionné, le vin n’est pas un simple produit de table : c’est une matière vivante, un langage.

Et ce langage dialogue aujourd’hui tout naturellement avec celui de la musique. « Un vin authentique, à fortiori biologique et biodynamique, convoque nos sens comme une œuvre musicale. Il a une architecture, une tension, une vibration », explique-t-il. Aux côtés de Pierre Fontenelle, il a imaginé un programme où arômes et notes s’accordent, où la profondeur d’un violoncelle répond à la minéralité droite d’une ambre fossile, et où les bulles d’un champagne éclatent comme un allegro enjoué. Ensemble, les deux hommes de l’art ont associé les contours complexes, les arômes du vin et ses saveurs avec la musique dans toute sa diversité, dans le jeu et dans le son. Une approche qui prend tout son sens lorsque l’on écoute le maître sommelier : « L’un et l’autre s’épaulent pour nous donner une véritable joie intérieure et nous font vibrer. »

L’art d’accorder les émotions

Si son parcours de maître sommelier est remarquable, Christian Stévanin cultive depuis toujours une passion pour la musique et la poésie. Depuis l’adolescence, il noircit des carnets de poèmes et publie à travers une plateforme une trentaine de chansons et trois albums. La découverte grâce à son épouse de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák a bouleversé son univers, l’entraînant vers la musique classique avec la même ferveur qu’il mettait dans la chanson française et la pop music. Depuis, il ne cesse de passer de l’un à l’autre, entre poésie, guitare et grandes œuvres orchestrales. « Je suis très éclectique : autant dans le plaisir d’interpréter que d’écouter, confie-t-il. Et le Festival International de Musique de Dinard nourrit cette passion depuis longtemps ».

Comparer un festival à un vin ? Christian Stévanin ose la métaphore : Dinard serait un Haut-Brion, ce terroir bordelais mythique qui fit dire au chroniqueur londonien Samuel Pepys : « Je viens de déguster un vin à nul autre pareil. » Comme ce grand cru, le festival s’est imposé par son identité forte et son rayonnement international. « Sa classe, son extraordinaire ampleur, sa définition aromatique et gustative est un bon parallèle avec le festival de musique. »

Derrière ce jeu d’échos entre vin et musique se dessine le portrait d’un homme sensible, soucieux de laisser une trace. Poèmes, chansons, participation à un club de poésie à Dinard, souvenirs partagés avec ses petits-enfants : autant de manières de transmettre ce qui l’anime.
Avec ce concert-dégustation, Christian Stévanin et Pierre Fontenelle invitent le public à vivre une expérience rare : une alchimie où le vin et la musique, deux arts de l’éphémère, se conjuguent pour mieux faire vibrer l’instant.

Découvrez le dernier ouvrage de Christian Stévanin : Des mots pour prendre l’air, Bookelis, 144 p., 12 €.

Dinard facilite l’accès des aînés au festival !

Dans le cadre de sa labellisation « Ville amie des aînés », la Ville de Dinard agit pour faciliter la participation des seniors à la vie culturelle locale. À l’occasion du 36e Festival International de Musique de Dinard, une aide au transport spécialement dédiée aux aînés dinardais est mise en place afin de leur permettre d’assister plus facilement aux concerts programmés.

Pour six spectacles du festival, les séniors pourront demander à être accompagnés à l’aller et au retour par un agent du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Le bus municipal de neuf places sera utilisé, le transport étant assuré à partir de trois inscrits. Ce dispositif vise à lever les freins à la mobilité et à encourager la participation de tous à ce grand rendez-vous culturel de la vie dinardaise.

Comment bénéficier de ce transport ?

Les seniors intéressés sont invités à s’inscrire directement auprès du CCAS de Dinard au 02 99 46 50 99 avant lundi 27 octobre, dans la limite des places disponibles.

La réservation des places pour les spectacles reste à la charge de chaque spectateur, avec l’appui si besoin de la billetterie du festival pour choisir les places les plus facilement accessibles.
Contact : 02 99 16 00 00 / billetterie@ville-dinard.fr (préciser le spectacle concerné).

Quels sont les concerts concernés (sous réserve d’un nombre d’inscrits suffisant) ?

> Schubert & Co, récital piano / violoncelle
Mercredi 29 octobre à 18 h – Auditorium Stephan Bouttet

> Concert vin et violoncelle
Jeudi 30 octobre à 11 h – Palais des Arts et du Festival

> « Booh ! » (l’effrayant récital de piano…)
Jeudi 30 octobre à 18 h – Auditorium Stephan Bouttet

> Les Lavandières de la Nuit
Vendredi 31 octobre à 15 h – Auditorium Stephan Bouttet

> Chansons à soy
Vendredi 31 octobre à 18 h – Église anglicane

> La Nouvelle Vague… et après, récital de piano autour de la musique de film
Samedi 1er novembre à 18 h – Auditorium Stephan Bouttet

Concert-dégustation avec Julien Martineau

Alors que la 36e édition du Festival International de Musique de Dinard s’annonce dans les prochains jours, le festival esquisse déjà les contours de la suivante. Fidèle à une tradition désormais bien ancrée, un concert-dégustation viendra inaugurer l’année musicale, alliant l’exigence artistique à l’art de la gastronomie.

Ce rendez-vous, né de la collaboration entre le Festival et le Lycée hôtelier Yvon Bourges, a su conquérir le public par son format singulier : une rencontre entre la virtuosité des interprètes et le raffinement culinaire des élèves de l’établissement. Les spectateurs découvriront cette alchimie subtile le 22 janvier 2026, au Théâtre Debussy du Palais des Arts et du Festival.

Invité d’honneur de cette soirée, le mandoliniste Julien Martineau, figure de la scène internationale, donnera à entendre les multiples visages de son instrument. Son programme, véritable traversée des répertoires et des époques, fera dialoguer Bach et Brahms, les accents italiens de Calace, la modernité poétique de Yann Tiersen et la fougue d’Asturias. Un voyage musical à la mesure de l’interprète, reconnu pour la précision de son jeu et l’élégance de son phrasé.

La soirée se prolongera dans la salle Valery, où les étudiants du Lycée hôtelier proposeront une dégustation mêlant mets salés et douceurs sucrées. Amuse-bouches et verres choisis – vin, cidre breton ou cocktail sans alcool – viendront prolonger l’expérience, transformant ce prélude en une célébration des arts, sous toutes leurs formes.

Informations pratiques

Jeudi 22 janvier 2026 à 19h
Théâtre Debussy, Palais des Arts et du Festival
Tarif unique : 26 €.
Placement libre, assis

36e édition : Voyages d’Automne

Le Festival international de musique de Dinard a trouvé son rythme : chaque année, il s’installe désormais autour du week-end de la Toussaint. En 2025, du 28 octobre au 1er novembre, la ville vibrera au cœur de l’automne au gré des notes et des émotions musicales. Durant cinq jours, le festival proposera une programmation riche et variée, célébrant les multiples couleurs de la saison. Concerts du soir, rencontres et rendez-vous musicaux viendront rythmer cette 36ᵉ édition, dans plusieurs lieux emblématiques de Dinard. Les festivaliers auront l’occasion d’assister à cinq grands concerts du soir, véritables voyages au cœur de la musique classique, mais aussi de profiter de moments plus intimistes tout au long de la journée. Fidèle à son esprit, le festival continue d’offrir une large diversité de styles et l’opportunité de découvrir de nouveaux talents, confirmant ainsi sa place incontournable dans le paysage musical breton.

Le Voyage en Andalousie : CAR/MEN, ballet de le compagnie Chicos Mambo. C’est la fin de la temporada et le début de l’automne aux arènes de Séville. Le destin de la jeune et farouche Carmen se joue entre le toréador vedette Escamillo et le brigadier Don José… L’année 2025 marque le 150ème anniversaire de la création du Carmen de Georges Bizet, devenu l’un des deux opéras les plus joués au monde. Pour célébrer l’évènement, le Festival de Dinard vous invite à découvrir la réinterprétation audacieuse et joyeuse imaginée par le chorégraphe Philippe Lafeuille et sa compagnie des Chicos Mambo. Huit danseurs et un chanteur qui rendent hommage avec modernité et fantaisie à la femme la plus indépendante de l’histoire de l’opéra !

Le Voyage dans le temps : Les salons de la musique ancienne : les jeunes musiciens de la Compagnie Sensible ont entrepris le projet original de faire revivre l’atmosphère des salons du début du XXème siècle – une époque, on le sait peu, où la musique commençait à être rejouée sur des instruments anciens. Les quatre musiciens de la compagnie – à la fois instrumentistes et chanteuses pour certaines – nous convient à un salon imaginaire où se croisent chansons du XVIème au XXème siècle… de Couperin à Berlioz, de Duplhy à Ravel…

Un Voyage d’Hiver : Noëmi Waysfeld et Guillaume de Chassy : La musique de Franz Schubert  dessinera un fil rouge tout au cours de cette édition, tant elle évoque la nostalgie de l’automne et nous mène aux portes de l’hiver. Au cœur du festival, la chanteuse Noëmi Waysfeld proposera sa relecture très personnelle du célèbre cycle du Winterreise, en compagnie du pianiste de jazz Guillaume de Chassy. Issue de la musique traditionnelle, doté d’un timbre unique, Noëmi explore avec passion le répertoire classique ainsi que l’univers de Barbara auquel elle vient de consacrer un album symphonique. Elle propose ici une dramaturgie inédite de l’œuvre : en écho aux racines populaires omniprésentes dans la musique de Schubert, les artistes abordent le Winterreise comme une suite de chansons d’amour à l’apparente simplicité.

Le beau voyage : soirée d’opérette française : Voici une soirée placée sous le signe de la bonne humeur, conçue en partenariat avec l’association Génération Opéra. Offenbach, Messager, Reynaldo Hahn : l’occasion d’entendre les pages les plus jubilatoires de l’opérette interprétées par trois grandes voix de la nouvelle génération lyrique : Camille Chopin (soprano), Marion Vergez-Pascal (mezzo-soprano) et le ténor Kaëlig Boché.

Voyage au bout de la nuit : Le festival s’achèvera sur une ode à la nuit et ses multiples facettes. Le Quatuor Voce, le violoncelliste Pierre Fontenelle, la pianiste Jodyline Gallavardin rejoints par Noëmi Waysfeld se réuniront pour interpréter les pages les plus bouleversantes de la musique de chambre de Franz Schubert – du célébrissime trio opus 100 au Quatuor La Jeune Fille et la Mort –, en les mettant en résonance avec des œuvres de compositrices et compositeurs en affinité poétique avec le maitre viennois. Une sorte de parcours initiatique depuis les dernières lueurs d’un coucher automnal jusqu’à la nuit la plus profonde, puis, peut-être, les prémices de l’aube.

En marge de ces soirées, les concerts de 18 heures nous permettront de retrouver certains de ces interprètes dans d’autres répertoires ; un concert-dégustation réunira Pierre Fontenelle et le maitre sommelier Christian Stevanin, et une initiation à l’opéra sera proposée aux plus jeunes. Le Chœur de Chambre Mélisme(s) proposera un superbe programme familial, Les Lavandières de la Nuit, idéal pour une après-midi d’Halloween. Enfin, après le dessin l’an dernier, c’est le cinéma qui sera la discipline invitée pour l’édition 2025, avec la présence de Stéphane Lerouge, fin connaisseur de la musique de film. Il participera notamment à un concert autour des compositeurs de la Nouvelle Vague en complicité avec le pianiste Guillaume de Chassy.

Concert-dégustation : Voyage en pays breton

Le concert-dégustation, organisé jeudi 27 mars en partenariat avec le Lycée Hôtelier Yvon Bourges affiche complet. Des places sont désormais disponibles pour le concert seul, sans dégustation.

En attendant de découvrir les artistes de la 36e édition du Festival International de Musique de Dinard, rendez-vous le jeudi 27 mars à 19 h pour un concert-dégustation exceptionnel, en partenariat avec le lycée hôtelier Yvon Bourges !

Forte du succès rencontré depuis 2019 au lycée Hôtelier, la Ville a souhaité renouveler cette formule originale, devenue un temps fort du festival.

Ce Voyage en pays breton se tiendra au théâtre Debussy du Palais des Arts et du Festival. Au menu, un duo exceptionnel de piano et clarinette : Matthieu Jubin et Rozenn Le Trionnaire. Événement exceptionnel de cette soirée : Ar Soner de Benoît Menut, pour clarinette solo, sera présenté en création mondiale.

La dégustation, préparée et servie par les élèves du lycée Hôtelier Yvon Bourges, se fera à l’issue du concert dans la salle Valéry. Des amuses-bouches salés et sucrés seront accompagnés d’une boisson de 15 cl (au choix : vin rouge, vin blanc, cidre breton ou cocktail sans alcool.)

Programme

piano solo :

Rhené BÂTON – Crépuscule d’été sur le bassin de Saint-Nazaire, Fileuses près de Carantec

Louis VUILLEMIN – Carillons dans la baie

duo clarinette-piano :

Paul LADMIRAULT – Sonate 

piano solo :

Paul LADMIRAULT – Danses bretonnes 1 et 2, Valse fantasque

Jean CRAS – Recueillement

duo clarinette-piano :

Traditionnel breton – Silvestrig

Paul LE FLEM – Ronde, La Chapelle, Bigoudens

Benoît MENUT – Ar soner (création mondiale pour clarinette solo)

Kristen NOGUES – Prélude aux amants de pierre (arrangement pour piano solo)

Didier SQUIBAN – Iroise, Suite de gavottes des montagnes 

Jef LE PENVEN – Me zo ganet e kreiz ar mor

Didier SQUIBAN – Kost ar c’hoat

LES ARTISTES

Matthieu Jubin

©DR

Né en 1976 à Hennebont (Morbihan), Matthieu Jubin a découvert le piano en autodidacte à l’adolescence, avant d’intégrer le conservatoire de Rennes à 19 ans, d’où il sort quelques années plus tard avec une solide formation de musicien et un premier prix de piano, grâce à ses professeurs Pascale Batellier, Pierre Froment et Alexandre Léger.

Actuellement professeur de Lettres au lycée hôtelier de Dinard, il a toujours mené en parallèle une activité de soliste et de chambriste en amateur, centrée sur le répertoire classique et romantique. Il a notamment donné des concerts-lectures sur Robert et Clara Schumann ainsi que sur Chopin et George Sand.  Il s’est aussi distingué lors de concours internationaux de piano, en obtenant le 5e prix du Concours des Grands Amateurs à Paris salle Gaveau en 2005, pour son interprétation remarquée de la « Wanderer Fantaisie » de Schubert, et le prix du public au Concours International de Dinard en 2022, avec la « Danza animata » de Jean Cras. 

Rozenn Le Trionnaire

Rozenn Le Trionnaire
©Matthieu Munoz

Diplômée du conservatoire de Paris (CRR) et de la Royal Academy of Music de Londres, Rozenn Le Trionnaire développe désormais sa carrière en Europe et en Chine. Elle collabore avec Pierre Boulez, Peter Eötvös, Semyon Bychkov, Jac Van Steen, Susanna Mälkki et enregistre en orchestre de chambre sous la direction de Trevor Pinnock (paru chez Linn Records). 

Elle s’est produite en soliste avec des ensembles tels que l’Orchestre Philharmonique du Liban, l’orchestre Multi-Story à Londres, l’orchestre Ostinato, l’Orchestre du Conservatoire de Paris (CRR), Donna Musica, l’Ensemble Nouvelles Portées ou encore l’orchestre du Presteigne Festival (Pays de Galles). 

Rozenn affectionne également les pièces pour clarinette seule. Elle interprète les Domaines de Boulez sous la direction artistique de Susanna Mälkki au prestigieux Queen Elizabeth Hall, diffusés sur BBC radio3 aux côtés de Pierre Laurent Aimard, prestation qui sera saluée par la critique la qualifiant de «jeune clarinettiste prodigieusement douée» (The Times) montrant un jeu « dynamique et fascinant » (Musicalcriticism). Elle interprète Dialogue de l’Ombre Double de Boulez pour clarinette et bande enregistrée à l’IRCAM lors du festival Manifeste et enregistre, avec les conseils artistiques du compositeur, New York Counterpoint de Steve Reich qu’elle joue en France, Angleterre et Belgique. 

En 2013, elle se produit avec Karol Beffa et réalise la création mondiale de sa musique dans l’opéra Equinoxe mis en scène par Laurent Festas. Elle travaille sous la direction artistique de Daniel Tanson (Luxembourg), Tod Machover (USA), Shila Anaraki (Allemagne). 

Désormais membre de l’Ensemble Contraste, Rozenn accorde d’autre part une grande importance à la musique de chambre et se produit avec   le Carducci Quartet, Albion Quartet, Mathilde Milwidsky (violoniste), Jean-Etienne Sotty (accordéoniste) ou encore Abel Selaocoe (violoncelliste). Elle est l’invitée du King’s Place Festival de Londres, Norwich et Norfolk Festival, St Magnus Festival en Ecosse, la Folle Journée de Nantes, le festival des Jeunes Talents, le Lucerne Festival ou encore Podium Festival en Allemagne. Elle se produit dans des salles de renom telles que le Royal Albert Hall de Londres, le Théâtre des Champs-Elysées, la Philharmonie du Luxembourg, la Elbphilharmonie de Hambourg, le Konzerthaus de Vienne, la Boulez Saal de Berlin, le KKL de Lucerne, le théâtre national de Xi’An et le Concert Hall de Harbin en Chine et avec des ensembles tels que l’Orchestre de Chambre d’Europe ou encore le Lucerne Festival Alumni Ensemble qu’elle intègre en 2018. 

Soucieuse de transmettre l’enseignement qu’elle a reçu des personnalités musicales que sont Richard Vieille, Andrew Marriner, Michel Arrignon, Jacques DiDonato, Alain Damiens et Florent Héau, Rozenn Le Trionnaire obtient à Londres un diplôme de professeur, enseigne en 2011 et 2012 la clarinette à l’Université de King’s College, en 2015 au conservatoire Hector Berlioz à Paris et donne désormais des masterclasses dans les universités et conservatoires de Chine, Tunisie et du Maroc. Elle a été soutenue par la Fondation de France, PRS foundation (Angleterre), a bénéficié de la Leverhulme Trust et reçoit le Junge Ohren Preis (Allemagne) en 2014. Rozenn bénéficie du soutien pérenne de la maison Vandoren.

Informations pratiques

Jeudi 27 mars à 19 h
Palais des Arts et du Festival
Concert suivi d’une dégustation préparée et servie par les élèves du lycée hôtelier
Tarif : 26 €
Concert seul : 16 €

Billetterie

Nuit magique au théâtre Debussy

La soirée portait bien son nom ! Mercredi 30 novembre, le public du théâtre Debussy a été époustouflé par l’artiste Théo Ould qui leur a fait découvrir son talent pour l’accordéon.

Sur scène, il a été rejoint par la violoniste baroque Marie Nadeau-Tremblay, puis par la violoncelliste Lisa Strauss et le violonniste Thomas Briant, ses deux partenaires du Philia trio.
Entre les partitions du compositeur invité Régis Campo et celles de Jean-Sébastien Bach ou d’Astor Piazzolla, les jeunes musiciens ont offert aux spectateurs une prestation inoubliable en filant la métaphore de la lanterne magique si chère à Marcel Proust.

Photos : Jean Enders.

Une dernière danse éblouissante au Théâtre Debussy

Viole de gambe, danseurs et électro se sont réunis, samedi 2 novembre, sur la scène du Théâtre Debussy pour un ballet de clôture inoubliable.

Dans un dialogue entre les époques, les variations de la gambiste Garance Boizot et la performance d’un quatuor hip-hop dirigé par le chorégraphe Mourad Merzouki ont formé un ensemble puissant et harmonieux, à la grâce suspendue. Revivez cette Nuit de la danse avec le ballet Phénix en images.

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L’océan musical de Ninon Hannecart-Ségal

Immersion totale, hier, à l’auditorium Stephan Bouttet, pour le concert de Ninon Hannecart Ségal.

En compagnie de la pianiste et claveciniste, le public s’est laissé porter par les préludes de Debussy et les Intermezzi de l’opus 117 de Brahms. Chaque accord offrait une bulle d’air, chaque silence une apnée, chaque crescendo un ressac qui ramène progressivement l’auditeur en surface, un peu plus riche, un peu plus émerveillé.

Photos : Jean Enders.

Vin et violon, accords grandioses

Un duo de virtuoses opérait ce matin au Palais des Arts et du Festival. Violoniste et Maître sommelier ont récité une partition commune, aussi délicieuse à l’oreille qu’en bouche.

Ce concert-dégustation déclinait le champ lexical de l’harmonie. Quatre appellations d’exception de la Cave d’Emeraude, présentées par Christian Stévanin, ont été accompagnées au violon par Thomas Briant.

Dans l’assiette, des mets salés de la Maison Ruellan et un dessert offert par notre partenaire Vent de Vanille. Cerise sur le gâteau, l’accordéoniste Théo Ould a rejoint Thomas Briant pour un tandem poignant sur Maurice Ravel.

Photos : Jean Enders.

Nuit baroque en clair-obscur

Sous la douce lueur des chandelles, l’envoûtante musique de Jean-Sébastien Bach a pris vie sur instruments anciens et modernes lors d’une soirée baroque à l’auditorium Stephan Bouttet.

Les Variations Goldberg ont résonné, des doigts agiles de Ninon Hannecart-Ségal au timbre rare de Juliette Mey, pour une note finale bouleversante. Un voyage musical unique, à revivre en images.

Photos : Jean Enders.

Lisa Strauss, de l’ombre à la lumière

Le récital de la violoncelliste Lisa Strauss au Balneum, ce vendredi, a alterné musique ancienne et compositeurs contemporains.

De Marin Marais à Krzysztof Penderecki, la soliste a transporté le public dans son univers singulier et envoûtant. Séduits par sa prestation lors de la Nuit magique, mercredi, les festivaliers sont venus en nombre applaudir la jeune artiste au parcours impressionnant.

Lauréate de la Fondation Banque Populaire et de la Fondation Villa Musica, membre de la classe d’excellence de violoncelle Gautier Capuçon, Lisa Strauss forme notamment le Philia trio avec l’accordéoniste Théo Ould et le violoniste Thomas Briant.

Photos : Yves Marzin

Échange entre artistes à Emeria

Un temps d’échange privilégié a réuni, vendredi 1er novembre, le dessinateur en résidence Joël Person et le compositeur Régis Campo à Emeria, partenaire du festival.

Ce dialogue entre deux créateurs des arts a permis de revenir sur leurs parcours respectifs, l’un en Bretagne, l’autre à Marseille, tous deux près de la mer. Rejoints par leur amour de l’art, sous toutes ses formes, Joël Person et Régis Campo ont évoqué leur rapport au processus créatif et à l’oeuvre.

Ambiance grand soir pour la Nuit à l’opéra

Sur scène, hier, les jeunes talents de Génération Opéra ont fait vibrer le public du théâtre Debussy.

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Parfois hilarantes, telle « Non, Monsieur mon mari » de Francis Poulenc, souvent émouvantes à l’image de « Largo al factotum » de Giachino Lecocq, les oeuvres de cette soirée exceptionnelle ont fait l’unanimité auprès des festivaliers.

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Les quatre artistes, Héloïse Poulet, Juliette Mey, Matthieu Walendzik et Rodolphe Lospied ont été salués par un tonnerre d’applaudissements.

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Les Roches Brunes sous le charme du violon baroque

Face à la mer, la Villa Roches Brunes a accueilli, hier soir, un concert de violon baroque mené avec virtuosité par Marie-Nadeau-Tremblay.

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La jeune artiste québécoise a séduit l’auditoire par sa grande maîtrise musicale, ses œuvres personnelles et ses descriptions colorées et imagées.

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Retrouvez là ce soir à 20h30 dans une Nuit baroque, à la lumière des chandelles, avec la claveciniste et pianiste Ninon Hannecart-Ségal l’accordéoniste Théo Ould, la violoncelliste Lisa Strauss, le violoniste Thomas Briant, la mezzo-soprano Juliette Mey et la gambiste Noémie Lenhof.

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Plein succès pour le concert Halloween

Fantômes, sorcières, sirènes se sont retrouvés, hier après-midi, à l’auditorium Stephan Bouttet pour un concert déguisé. Un décor spectaculaire illustrait « La Sirène de l’île de Cézembre. » Ce conte créé et interprété par la soprano Tatiana Probst et la pianiste Ninon Hannecart-Ségal a captivé le jeune auditoire. Retour en images.

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Célia Oneto Bensaid enchante l’auditorium Stephan Bouttet

En prélude à la Nuit magique, la pianiste Célia Oneto Bensaid a plongé hier l‘auditorium Stephan Bouttet sous le charme de ses « Sortilèges ».

À 18h ce mercredi, la magie opérait déjà sous les doigts de Célia Oneto Bensaid. Après un très beau concert d’ouverture la veille et une rencontre musicale l’après-midi, en duo avec la soprano Marie-Laure Garnier, l’artiste a offert au public un récital captivant, mêlant créatures fantastiques et mythes.

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L’Apprenti sorcier de Paul Dukas ou la diabolique Mephisto valse de Franz Liszt ont côtoyé dans ce concert les Naïades des Musiques sur l’eau de Rita Strohl. Une compositrice bretonne que la pianiste a contribué à remettre en lumière.

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Belle rencontre musicale à la médiathèque L’ourse

Petits et grands se sont retrouvés mercredi après-midi à la médiathèque L’ourse pour la rencontre musicale entre la violoniste Marie Nadeau-Tremblay et le dessinateur en résidence Joël Person.

Les spectateurs ont été témoins du talent de la violoniste tout en admirant le dessin en « direct » de Joël Person. S’en est suivie une discussion, animée par le directeur artistique du festival Yann Ollivier, sur le parcours des deux artistes ainsi que le lien entre la musique et le dessin.

Salle comble à l’École de musique Maurice Ravel

Amateurs et passionnés de musique classique s’étaient donné rendez-vous, mercredi 30 octobre, pour la rencontre musicale entre la soprano Marie-Laure Garnier et la pianiste Célia Oneto Bensaid.

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Cette rencontre conviviale a permis aux deux artistes de revenir sur leur duo américain lors du concert d’ouverture, la veille au soir, au théâtre Debussy. Marie-Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid se sont également confiées sur leur parcours et leurs projets, notamment le travail de Célia pour mettre en lumière les partitions des compositrices oubliées.

Ecole Maurice Ravel oblige, deux lettres de l’illustre compositeur, envoyées à la jeune compositrice, pianiste et interprète Jeanne Leleu ont été lues au public. Une belle introduction au concert de Célia Oneto Bensaid, quelques heures plus tard, à l’auditorium Stephan Bouttet.

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Magnifique soirée d’ouverture au Palais des Arts et du Festival

Quelle belle ouverture au théâtre Debussy ! Devant 400 spectateurs conquis, la Nuit américaine a transporté les festivaliers outre-Atlantique, au son des spirituals et des grands airs américains.

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Après le discours inaugural du maire Arnaud Salmon, de Christophe Pinault, président du directoire de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire, la Nuit américaine a transporté les festivaliers outre-Atlantique, au son des spirituals et des grands airs américains.

De gauche à droite :Christophe Pinault, président du directoire de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire, Arnaud Salmon, maire de Dinard, et Yann Ollivier, directeur artistique du festival ©Jean Enders

La soprano Marie-Laure Garnier, et la pianiste Célia Oneto Bensaid ont été rejointes sur scène par l’accordéoniste Théo Ould. Un artiste à découvrir ce mercredi soir à la Nuit magique !

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Cette magnifique soirée s’est achevée par le vernissage de l’exposition des oeuvres de Joël Person. En résidence, le dessinateur breton étoffera chaque jour les murs du Palais des Arts et du Festival de ses croquis pris sur le vif.

De gauche à droite : Christophe Pinault, président du directoire de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de la Loire, Joël Person, artiste en résidence, Martine Guénégant, adjointe à la Communication et au Rayonnement de la Ville, Vincent Remy, adjoint à la Culture, Yann Ollivier, directeur artistique, et Arnaud Salmon, maire de Dinard.
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Concert scolaire à l’auditorium Stephan Bouttet

Près de 200 élèves dinardais, du CE2 au CM2, ont assisté en avant-première au concert Halloween de la soprano Tatiana Probst et de la pianiste Ninon Hannecart-Ségal à l’auditorium Stephan Bouttet.

Autour d’Halloween et du conte inédit La Sirène de l’île de Cézembre, ce programme a fait la part belle aux mythes et légendes. Petite Sirène, gnomes, grenouille, hiboux, sorcières et nymphes ont enchanté le jeune public, venu nombreux des écoles Debussy, Alain-Colas et Notre-Dame de la Mer.

Très investis après la visite dans les classes de Tatiana Probst, mardi 15 octobre, les spectateurs avaient répété un refrain et préparé en classe un décor de scène pour le spectacle. L’une des réalisations – un « coeur fraise » – a même trouvé sa place entre les cordes du piano de Ninon Hannecart-Ségal pour créer un son atypique, bien dans la thématique d’Halloween.

Rendez-vous en famille et déguisés, jeudi 31 octobre, pour la représentation du festival.

Rencontre musicale dans les écoles dinardaises

Pour préparer les élèves au concert scolaire du jeudi suivant, la compositrice et soprano Tatiana Probst a rencontré les élèves des écoles Alain-Colas, Debussy et Notre-Dame de la Mer, mardi 15 octobre.

Tatiana Probst à la rencontre des élèves

Cinq classes dinardaises ont reçu la visite de l’artiste, programmée au Festival International de Musique de Dinard. Après une présentation de son parcours et du concert Halloween sur le thème des mythes et légendes, Tatiana Probst a répondu aux nombreuses questions des élèves sur son quotidien de chanteuse, sa formation musicale et ses oeuvres préférées. Un moment de partage particulièrement apprécié par la compositrice, elle-même maman. « C’était une expérience enrichissante de voir la curiosité des enfants et leur enthousiasme pour la musique », a-t-elle confié après la rencontre.

Ce temps d’échange a permis aux classes de préparer le concert scolaire, organisé jeudi 17 octobre à l’auditorium Stephan Bouttet. Aux côtés de la pianiste Ninon Hannecart-Ségal, Tatiana Probst proposera un programme musical de contes et légendes, dans la thématique Halloween.

Intitulé La Sirène de l’île de Cézembre, ce spectacle fera la part belle aux mélodies fantastiques, éveillant l’imaginaire des enfants et les invitant à découvrir un univers musical empli de mystère et de magie.

Vers le concert Halloween

Le concert La Sirène de l’île de Cézembre sera également présenté au festival, jeudi 31 octobre, à l’auditorium Stephan Bouttett. Petits et grands sont invités à venir déguisés pour un concert de chant et piano plein de surprises autour de ce programme qui évoque sorcières, nymphes et même sirènes…

Régis Campo, artiste invité

La création contemporaine n’est pas systématiquement synonyme d’austérité ou d’hermétisme. Régis Campo en est la preuve vivante. Compositeur unanimement reconnu et célébré, il manipule sans cesse l’humour et l’originalité au travers de compositions souvent iconoclastes et toujours follement innovantes.

Plusieurs de ses œuvres seront interprétées au fil du festival : lors du concert « Laterna Magica » de l’accordéoniste Théo Ould, artiste qu’il encourage et avec qui il collabore depuis plusieurs années. Et aussi pendant le concert Halloween, car ses formes brèves et humoristiques se prêtent bien à la médiation vers les plus jeunes. On pourra en particulier y entendre un des airs du dernier opéra qu’il a composé au our du mythe de La Petite Sirène et qui a été crée en mars 2024 à l’Opéra de Nice.

Biographie du compositeur

Né en 1968, Régis Campo étudie la composition auprès de Georges Bœuf au Conservatoire de Marseille. Il poursuit dans la classe de composition et de civilisations musicales de Jacques Charpentier au Conservatoire à rayonnement régional de Paris. Puis il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris notamment dans la classe de Gérard Grisey où il obtient son premier prix de composition en 1995. 

Dès 1992, il rencontre plusieurs personnalités indépendantes qu’il considèrera comme des mentors : Henri Dutilleux, Vladimir Cosma ou encore Edison Denisov lequel le considère alors comme «l’un des plus doués de sa génération». 

De 1999 à 2001, il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome.

Son style, souvent qualifié de ludique et de coloré met souvent l’accent sur l’invention mélodique, l’humour, la joie et sur une grande vitalité des tempos. Son style est souvent commenté comme très lié avec la culture pop.

En Europe et à travers une trentaine de pays dans le monde entier, de nombreux artistes ont joué sa musique.

On peut citer notamment Felicity Lott, Kent Nagano, Fazıl Say, Jay Gottlieb, Zoltán Kocsis, Carolina Eyck, Romain Leleu, Bertrand Chamayou, Pieter Wispelwey, Benjamin Levy, Laurent Korcia, Théo Ould et de nombreux orchestres ou ensembles comme l’Ensemble intercontemporain, le London Sinfonietta, le Nieuw Ensemble d’Amsterdam, l’Ensemble Modern de Francfort, l’Orchestre symphonique de Montréal, l’orchestre symphonique de Berkeley, l’orchestre philharmonique de Radio-France, l’orchestre national d’Île-de-France, L’Orchestre National de France, l’orchestre symphonique national de la RAI, les Quatuors Diotima, Tana, Parisii…

Son catalogue – riche de plus de trois cents œuvres – aborde diverses formations instrumentales ou vocales.

Il est élu à l’Académie des beaux-arts, le 17 mai 2017, dans la section Composition musicale, au septième fauteuil créé en 1967 et occupé par Olivier Messiaen.

Son œuvre a reçu de nombreuses récompenses : notamment le prix Gaudeamus (1996), 3 prix au concours Dutilleux (1996), les prix Hervé Dujardin (1999) de la Sacem et Pierre Cardin (1999) de L’Institut de France, le Prix “Georges Bizet” de L’Institut de France (2005), Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca 2014, Le Prix Swiss Life à 4 mains (2010), ou encore le Grand Prix de la musique classique contemporaine (carrière) – Grand prix Sacem 2020.

Fin 2018 une biographie lui est consacrée : « Régis Campo, musique de l’émerveillement » de Thierry Vagne (éditions Aedam Musicae). Paru en 2019, son album « Street-art » (label Signature – Radio France) reçoit un Choc de Classica, il y figure son œuvre « Une Solitude de l’espace » qui reçoit le Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2020. 

En 2021, un film lui est consacré : « Régis Campo : Strange Beautiful Music » de Quentin Lazzarotto. Le film est sélectionné au Festival international du film sur l’art (FIFA 39me édition) à Montréal. La même année Régis Campo est élu à l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille – dit l’Académie de Marseille – comme membre associé dans la séance du 26 octobre 2021.

Il compose et dédie au mandoliniste Vincent Beer-Demander son Cinematic Concerto (2021-2023) qui sera créé à Marseille avec l’Orchestre Philharmonique de Marseille sous la direction de Benjamin Levy en juillet 2023. Le compositeur y rend hommage à plusieurs compositeurs de musique de film admirés et rencontrés : Ennio Morricone, Gabriel Yared, Lalo Shifrin et Vladimir Cosma.

En octobre 2022 le compositeur dirige la création mondiale de son œuvre « Zoo Circus » (commande de Warner Classics) par l’ensemble Ars Nova à l’Auditorium André et Liliane Bettencourt de l’Institut de France. 

Le chef allemand Cornelius Meister dirige le 26 mai 2023 l’Orchestre national du Capitole de Toulouse pour la création de « Art Spirit » une commande de Oper Stuttgart pour le Staatsorchester Stuttgart.

En Août 2023 à Hambourg, Kent Nagano dirige la création mondiale de son second concerto pour violon « The Sessions Of Life » avec les quatre solistes Monika Bruggaier, Marianne Engel, Stefan Herrling & Solveigh Rose et le Philharmonisches Staatsorchester Hamburg.

En 2023 il signe trois titres « Laterna Magica », « Ad Astra » et « Pagamania! » pour le premier album « Laterna Magica » de l’accordéoniste Théo Ould (label Alpha Classics), ainsi qu’une nouvelle oeuvre « Toccata simpatica » pour le jeune pianiste ukrainien Illia Ovcharenko (label DiscAuvers).

Régis Campo vient de composer son troisième opéra « La Petite Sirène » une co-commande de l’Opéra de Nice, de Marseille, de Toulon et d’Avignon avec un livret du compositeur d’après le conte Hans Christian Andersen.

Joël Person, artiste en résidence

À partir de cette édition, le Festival de musique international de Dinard innove en invitant chaque année une ou un artiste en résidence, représentant une autre discipline artistique, liée à la vie culturelle dinardaise. L’artiste convié pour 2024 est le dessinateur breton Joël Person.

Joël Person, parmi la palette de ses talents et de ses projets, a l’art de croquer de façon saisissante les musiciens en temps réel pendant leurs concerts. Depuis plusieurs années, il construit ses « Carnet de notes » dessinant sur le vif les musiciens et les publics des concerts auxquels il est invité. Le public dinardais pourra donc le voir ainsi créer « en direct », sous nos yeux, lors des concerts ou pendant les « rencontres musicales », ses dessins s’ajoutant jour après jour sur les murs de l’exposition qui lui est consacrée au Palais des Arts et du Festival.

Biographie

©Hannah Starman

Joël Person est né en 1962 à Abidjan. Peintre et dessinateur, il est diplômé des Beaux- Arts de Paris avec félicitations du jury.

L’artiste se consacre d’abord au portrait avant de privilégier les thèmes du cheval et les poses érotiques. Il connaît les pièges de la virtuosité et cherche l’instant où l’influx nerveux, le jaillissement du vivant vont subvertir le cadre soigné de la figuration.

Saturé d’énergie, le corps du cheval lui donne depuis vingt ans, cette expérience du débordement et de la submersion. Mais Person est aussi un dessinateur de la figure humaine. Pour déjouer sa propre technique figurative, il guette le point de rupture dans le rituel statique de la pose. Cet instant où le modèle se cabre et fuit dans un ailleurs, il le capte partout et nulle part : une contraction du front, une torsion de l’épaule, une inclinaison du visage.

L’artiste compte de très nombreuses expositions personnelles et collectives en France et en Chine et a participé à plusieurs reprises à des résidences à l’étranger (Chine à plusieurs reprises, Bosnie-Herzégovine, Irlande, Slovénie, Suisse…).

Son œuvre est répartie dans de nombreuses collections privées (collection Hermès notamment, Moleskine) et fait l’objet d’acquisitions (Musée Jenisch à Vevey). Sa monographie Et il n’est plus de place alors pour la peur est éditée par Les Cahiers dessinés en 2022. En 2023, il participe au premier Festival du dessin de Arles (hommage à Sempé) avec 4 expositions très remarquées. Il est ré-invité en 2024 pour un reportage dessiné sur le vif du festival qui sera exposé à l’édition 2025.

Il est représenté à Paris par Loo & Lou Gallery depuis 2020.

Déferlante 2021 – Fusain sur papier (985×152 cm)
Joel-Person-Courtesy of Loo & Lou Gallery ©Mathé Nicolas