De Bach à Britten, des sarabandes aux élans virtuoses de Cassadó, Coline Gaschot a entraîné le public dans une traversée de trois siècles de musique pour violoncelle seul. Jeudi 29 octobre, au Salon de la Mer du Casino Barrière, la jeune musicienne bretonne a donné son récital Au fil du temps devant une salle comble.
Dans l’atmosphère intimiste du Salon de la Mer, Coline Gaschot a fait de son violoncelle l’instrument d’un voyage à travers les époques, les styles et les sensibilités. Une proposition en parfaite résonance avec « La Traversée », thème de cette 37ᵉ édition, imaginé en écho à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont le départ se prépare de l’autre côté de la Rance.
Pour guider cette exploration, la jeune violoncelliste, originaire de Bretagne et poursuivant aujourd’hui ses études au Portugal, a elle-même présenté les œuvres de son programme, invitant le public à découvrir les multiples visages de son instrument.
Bach en fil conducteur
Au cœur de ce parcours, Jean-Sébastien Bach occupait une place essentielle. Ses Suites pour violoncelle seul, monuments du répertoire, ont constitué le fil d’Ariane d’une soirée où le baroque a dialogué avec les audaces du XXᵉ siècle. György Ligeti, Gaspar Cassadó, Benjamin Britten et Julius Klengel se sont également invités au programme. D’une œuvre à l’autre, d’un siècle à l’autre, c’est toute l’histoire du violoncelle qui se raconte.
Pour ce récital, Coline Gaschot jouait sur un violoncelle du luthier Frank Ravatin, mis à sa disposition par la Caisse d’Épargne Bretagne Pays de Loire, à l’initiative du fonds de dotation Talents & Violon’celles.
Dans la salle comble figuraient notamment Yann Ollivier, directeur artistique du festival, Bruno Toutain, directeur du Casino Barrière, partenaire de la manifestation, ainsi que les parents de la jeune musicienne.
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© Jean Enders