Finale du Concours International pour les pianistes amateurs

suivie d'un récital de piano de Jean-Philippe COLLARD

© DR - © Jean-Baptiste Millot

© DR - © Jean-Baptiste Millot

Présentation

Finale de la 2è édition du Concours International de Dinard pour les pianistes amateurs.

Fort du succès rencontré en 2021 lors de la première édition, la ville a souhaité renouveler ce temps fort du Festival, reflet de la place que la musique occupe au cœur de nos vies. Aimer la musique au point de lui donner une place centrale, de travailler passionnément et assidûment son piano, c’est ce que les candidats partageront avec le public du Festival. Excellence et amour de la musique seront réunis.

Créé et dirigé par Claire-Marie Le Guay, le 2è Concours International de Dinard pour les pianistes amateurs, se déroule en deux tours :

> Premier tour : les candidats seront sélectionnés sur enregistrement vidéo par le jury, composé de personnalités pianistiques et artistiques de renom
> Finale : les candidats sélectionnés joueront pour la Finale, en public et devant le jury, dans le cadre de la programmation du Festival International de Musique de Dinard, le 14 juillet 2022.

Seront remis à l’issue de la Finale le Prix du jury et le Prix du public.

Concours en partenariat avec le magazine PIANISTE et EMERIA (Thalassa)

LE JURY

  • Jean-Philippe COLLARD > Pianiste concertiste, Président du jury
  • Claire-Marie LE GUAY > Pianiste concertiste, Directrice artistique du Festival
  • Émilie MUNERA > Musicologue, Journaliste et Productrice à France Musique
  • Vincent REMY > Adjoint au Maire de Dinard, Délégué à la culture vivante et au patrimoine

LES CANDIDATS : 

  • Victor AMOUREUX
  • Marco CIMA
  • Clara HWANG
  • Matthieu JUBIN
  • Claire MEISSNER-BERNARD

Président du jury du Concours international de Dinard pour les pianistes amateurs, Jean-Philippe Collard donnera également un récital.

Interview de Jean-Philippe Collard

Parlons tout d’abord du concours dont vous serez le Président du jury cette année. Que signifie pour vous le mot “amateur” dans le cas d’un concours international de piano ?

“Amateur”… donc, “amour”… Un concours pour les amateurs n’est pas une compétition, c’est la plus belle des manières de faire de la musique. La pratique amateur nous est interdite, à nous professionnels, au sens où l’on refreine trop souvent de la jouissance de découvrir des partitions, de les aborder “légèrement” puisque la finalité de notre travail se révèle sur scène. J’ai de la nostalgie pour cet amour de la légèreté.
Je serai certes Président du jury, mais je suis d’abord un musicien et un auditeur très attentif à ce que j’entendrai. Je n’ai aucun a priori et me réjouis d’un jury si convivial. Qui plus est, il y aura certainement le plaisir de découvrir de véritables talents et de donner quelques conseils aux participants.

Evoquons à présent votre récital. Peut-on imaginer que de Chopin à Fauré en passant par Granados, il s’agisse d’un voyage dans l’histoire du romantisme, et qu’il existe une sorte de continuité historique entre ces trois compositeurs ?

Certainement. Il y a une similitude profonde entre ces trois compositeurs ; elle se caractérise par la prédominance du chant, de la mélodie bien faite. C’est la vague romantique qui porte toutes ces harmonies. L’interprète dans ce répertoire peut secrètement se laisser aller sans transgresser les règles du jeu parce que la notion de liberté interne à ces œuvres demeure puissante.

L’influence d’autres arts comme la peinture et la propre culture nationale des musiciens semble influencer ces œuvres. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Quand je joue l’un de ces trois compositeurs, je ne pense pas à cela. J’en reste à la partition. Qui plus est, si l’on creuse l’influence picturale de Goya sur les Goyescas de Granados, j’avoue être très dubitatif. Les tableaux du maître espagnol possèdent une dominante de couleurs sombres alors que la musique de Granados est avant tout éclatante de lumières ! Chez les uns et les autres, on peut parfois déceler des éléments du folklore ou d’une culture nationale, mais de manière ténue, surtout dans les pièces que je jouerai.

Jean-Philippe COLLARD en quatre questions :

Quelle serait votre œuvre fétiche, celle de l’île déserte ?
Le Second Concerto pour piano de Brahms… que je n’ai jamais joué ! Cette œuvre est la quintessence de la relation entre le piano et l’orchestre. Je l’ai entendu il y a peu, à la radio, dans l’interprétation de Nicholas Angelich qui nous a quitté récemment. J’étais ému aux larmes. Nos rêves, parfois, s’éteignent avec les années qui passent…

Combien d’heures travaillez-vous quotidiennement ?
Dans les grandes journées et jusqu’à l’épuisement, six heures… Ce qui n’était pas le cas dans le passé…

Comment s’organise votre journée avant un concert ?
La question n’est pas résolue ! Je n’ai jamais trouvé le résultat conforme à mes espérances.

Avez-vous d’autres passions que la musique ?
Précisément, faire tout autre chose que de la musique ! La lecture, la promenade, la rencontre d’autres personnes…

 

Programme

PROGRAMME RÉCITAL JEAN-PHILIPPE COLLARD

  • Gabriel Fauré (1845-1924) > Barcarolle n°3
  • Frédéric Chopin (1810-1849) > Fantaisie Impromptu op.66 Nocturne en Ut # mineur op. Posthume Scherzo n°3 op.39
  • Enrique Granados (1867-1916) > Quejas, o la maja y el ruiseñor Los requiebros (extraits des Goyescas)
jeudi 14 juillet - 19H30
Théâtre Debussy, Palais des Arts et du Festival

Artistes

  • Collard Jean-Philippe , Piano