Pour son cinquième et dernier après-midi, samedi 31 octobre, le festival a entraîné les familles dans une aventure lyrique mystérieuse et réjouissante. À l’auditorium Stephan Bouttet, Songe d’une nuit d’opéra a fait salle comble ! Entre enquête musicale, personnages fantastiques et découverte de la voix, cette escapade d’Halloween a offert aux enfants une porte d’entrée ludique et poétique dans l’univers de l’opéra.
Sorcières, squelettes, petits monstres et autres créatures d’Halloween avaient pris leurs quartiers à l’auditorium Stephan Bouttet, paré pour l’occasion de ses plus beaux décors. Pas de frissons terrifiants en perspective : c’est une tout autre magie qui attendait les jeunes spectateurs, venus nombreux et déguisés pour l’avant-dernière escale de cette 37ᵉ édition.
Le point de départ : une mélodie volée par un petit fantôme, laissant le royaume de l’opéra plongé dans le silence. Pour la retrouver, une détective quelque peu fantasque a entraîné les enfants dans une enquête musicale, peuplée d’une fée étourdie, d’une abeille bourdonnante, d’une diva capricieuse, d’un chat malicieux, d’une nymphe des eaux, d’un marchand de sable et d’une princesse.
Sur scène, les sopranos Claire Lairy et Fanny Crouet-Schneider, accompagnées au piano par Frédéric Peñas, ont donné vie à ce voyage initiatique de 45 minutes en expliquant, au fil des personnages, les pouvoirs insoupçonnés de la voix. Complices de l’intrigue, les enfants ont pris plaisir à chanter et expérimenter leurs propres cordes vocales pour faire naître et transformer les sons. À la sortie, une distribution de bonbons est venue prolonger la fête.
Ce rendez-vous d’Halloween vient conclure une édition particulièrement attentive à la transmission musicale. Les enfants ont répondu présents tout au long du festival, notamment lors de Strauss Connections, des séances d’éveil à l’opéra destinées aux tout-petits ou encore de Comme un air de voyage, proposé la veille au théâtre Debussy. Parmi ces jeunes voix qui ont résonné dans l’auditorium, peut-être quelques vocations lyriques viennent-elles de naître.
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© Yves Marzin